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Personne/organisation
Lanthier, Ovila
Personne · 25 octobre 1897-10 mai 1944

Lanthier, Ovila. Imprimeur. L'Orignal (Ont.), 25 octobre 1897 - Ottawa (Ont.), 10 mai 1944. Marié à Béatrice Desloges; père de Jeannine, Guy et Gilles. Fait ses études primaires tout en aidant son père aux divers travaux de la ferme. Institut des arts graphiques de Montréal, maître imprimeur, [191?]. Imprimerie nationale, Ottawa, [191?]-1929. Inventeur d'un système d'alarme pour les voies ferrées qu'il fait breveter : « Alarm Signals for Railroad Crossings and the Like ». Fonde sa propre imprimerie à Ottawa, Imprimerie Lanthier, [1929]-[1944]. Source : Dossiers administratifs CRCCF.

Laurentide Air Services Limited
Collectivité · 1919-1925

La société Laurentide Air Services a vu le jour après la fin de la Première Guerre mondiale, quand un forestier, Ellwood Wilson, employé de la société québécoise Laurentide Pulp & Paper Company, a vu les avantages que pourraient avoir des aéronefs dans l’industrie forestière. Wilson s’est organisé pour emprunter deux hydravions à coque Curtiss H2-SL (immatriculés HS2L no 1876, plus tard G-CAAC La Vigilance, et HS2L no 1878, plus tard G-CAAD) du gouvernement du Canada. Les premiers vols de surveillance contre les incendies et de photographie aérienne ont commencé pendant l’été 1919.

En 1922, cette unité aérienne de la Laurentide Pulp & Paper s’est dissociée de la société mère et est devenue les Laurentide Air Services Incorporated. Thomas Hall en était le président et Roy Maxwell, le vice-président et directeur général. La nouvelle compagnie était autorisée à transporter des passagers, du courrier et du fret, et à concevoir, réparer et fabriquer des aéronefs. Elle était même autorisée à faire l’essai d’applications militaires.

Les aéronefs Laurentide se sont révélés si utiles que le gouvernement de l’Ontario a retenu les services de l’entreprise, en 1922, à des fins d’arpentage de zones forestières et de travail cartographique. La société a également signé un contrat avec la Fairchild Aerial Survey of Canada Limited (Ellwood Wilson en était le président) pour le transport de personnel et pour des activités de patrouille aérienne d’incendie. Toutefois, Laurentide avait trop d’engagements et a dû annuler ce contrat avec Fairchild, laquelle a trouvé une autre compagnie pour combler ses besoins.

En 1923, Laurentide s’était vu confier des contrats exclusifs pour tous les travaux nécessitant des avions dans le secteur forestier en Ontario. La compagnie possédait alors douze aéronefs et employait six pilotes et cinq ingénieurs certifiés.

Après que Laurentide ait démontré avec succès les avantages d’utiliser des aéronefs dans l’industrie forestière, l’Ontario a décidé de créer son propre service, l’Ontario Provincial Flying Service (OPSC). La perte de son contrat avec la province ainsi que du personnel qui s’est tourné vers l’OPSC a eu un impact majeur sur la viabilité financière de Laurentide. D’autres concurrents tels que la Dominion Aerial Exploration Company ont fait leur entrée dans le marché. Pour survivre, Laurentide a lancé un service pour passagers vers les champs d’or éloignés du Québec depuis les bases situées à Angliers et Haileybury. Ce fut le premier service aérien à horaire régulier au Canada. En 1924, des contrats avec la Spanish River Pulp and Paper et la Fairchild Aerial Survey of Canada Limited ont permis le maintien des activités de l’entreprise, mais les résultats financiers étaient généralement décevants en raison du volume d’activité insuffisant.

Laurentide a prévu étendre ses activités pendant l’hiver, jusqu’au début de 1924, mais la société a perdu un aéronef neuf dans un accident, en janvier. Ce coup dur et les pertes opérationnelles de l’année précédente ont mené à la fermeture de Laurentide. Ayant été une pionnière de l’aviation de brousse, de la gestion aérienne des forêts et des services de passagers, la société s’est fait éclipser par des nouvelles venues qui ont tiré profit de son travail innovateur dans le domaine de l’aviation.

Law, Bill
Personne · Inconnu

William Law est un ingénieur aéronautique qui a obtenu son brevet de pilote privé en 1947. Il a obtenu son baccalauréat ès sciences (ingénierie mécanique) à l’Université Queen’s en 1950. Il a commencé sa carrière à la compagnie Spartan Air Services, également en 1950. Il a plus tard été nommé au poste de chef de la division de l’ingénierie et de la recherche, où il était responsable des modifications aux aéronefs pour les relevés aériens. En 1957, il a accepté le poste d’ingénieur chercheur principal, projets spéciaux, à la compagnie de Havilland Aircraft of Canada, où il s’est consacré à trois principaux projets : la mesure et l’analyse du bruit des aéronefs; la conception et la mise à l’essai de maquettes de souffleries et d’amerrissages forcés; et la conception de trains d’atterrissage à grande portance et la manœuvre d’aéronefs sur terrains non préparés. William Law a intégré le ministère des Transports de l’Ontario en 1972, où il était chef de la recherche en aéronautique civile et des projets spéciaux. Il a été responsable de la recherche et des enquêtes en appui à la planification et au développement du système de transport aérien civil en Ontario. Bien que M. Law ait pris sa retraite en 1976, il aurait continué de travailler pour le ministère en tant que consultant, par le biais de son entreprise, la firme Bill Law Consulting Services. Il a également travaillé au ministère comme ingénieur principal en aéronautique, agissant en tant qu’expert-conseil en ce qui concerne d’importantes initiatives fédérales en aviation qui auraient eu un impact dans la province.

Leblanc, Conrad, o.m.i.
Personne · 19 août 1909-22 août 1977

Leblanc, Conrad. Professeur et archiviste. Clarence Creek (Ont.), 19 août 1909 - Ottawa (Ont.), 22 août 1977. Fils d'Alexandre Leblanc et de Béatrice Guibord. Études à l'Université d'Ottawa, 1922-1930. Noviciat de Ville La Salle : entrée en août 1930; profession, août 1931. Scolasticat Saint-Joseph, Ottawa, profession perpétuelle, 1934. Ordonné prêtre à Ottawa, 24 juin 1935. École secondaire de l'Université d'Ottawa : professeur de français, 1936-1964; directeur des Débats français, 1943-1964. Archiviste : Université d'Ottawa, 1964-1967; maison L'Assomption à Ottawa, 1967-1977. Aumônier de la prison à Ottawa. Ordre du mérite scolaire, 1953. Source : Dictionnaire biographique des Oblats de Marie-Immaculée au Canada / Gaston Carrière, o.m.i. - Ottawa : Éditions de l'Université d'Ottawa, 1979, tome III, p. 316-317.

Lemaire, Michel
Personne · 1946 -

Lemaire, Michel. Professeur et auteur. Cibourne (Basses-Pyrénées, France), 1946 - . Arrivé au Canada en 1954. Études : B.A., Université de Montréal, 1965; licence d'enseignement des lettres modernes, Université de Caen (France), 1967; M.A., littérature française, Université de Montréal, thèse intitulée «La réflexion d'Albert Camus sur la création littéraire»; Ph.D., littérature française, Université de Montréal, thèse intitulée «Le dandysme de Baudelaire à Mallarmé». Professeur de français et de latin, Collège Stanislas (Montréal), 1967-1970; chargé de cours, Université du Québec à Montréal, Université de Montréal, Université d'Ottawa, 1975-1977; professeur, cégep Bois-de-Boulogne, Montréal, 1976-1978; professeur adjoint, Université d'Ottawa, Département des lettres françaises, 1978, et professeur agrégé depuis 1982. Publications : L'envers des choses, poèmes accompagnés de dix dessins de François de Lucy, 1976, 2e éd. 1993; Le dandysme de Baudelaire à Mallarmé, 1978; Cavalier d'ennui, nouvelles, 1984; Ambre gris, poèmes accompagnés de cinq gouaches de Jacques Brault, 1985; Le goût de l'eau, poèmes en prose accompagnés de dix encres de Jacques Brault, 1991; L'espace où tournent les êtres, poèmes en prose accompagnés de photographies de l'auteur, 1996; Albert Lozeau, Oeuvres poétiques complètes, édition critique dans la collection «Bibliographie du Nouveau Monde», 2002; poèmes, proses, articles et comptes rendus dans de nombreux périodiques dont Liberté, Estuaire, L'Astrolabe, Voix et images, Lettres québécoises, Livres et auteurs québécois. De plus, il a participé à diverses rencontres, dont les congrès annuels de l'ACFAS, et à des émissions littéraires de la Société Radio-Canada. Sources : curriculum vitae; Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord, 1989, p. 862-863.

Lennox, George, 1920-2000
Personne · 1920-2000

George Lennox est né Jerzy Lenartowicz à Varsovie, en Pologne, en 1920. Il a commencé à étudier à l’Université Jagiellonian en 1938, et a rejoint le détachement auxiliaire de la jeunesse polonaise en tant qu’élève-officier, lorsque l’Allemagne et la Russie ont envahi le pays. Il a été capturé lorsque les forces polonaises ont battu en retraite, mais s’est échappé d’un train à destination de la forêt de Katyn, où des officiers et des civils polonais ont plus tard été massacrés. Il s’est rendu à pied en Hongrie en traversant la chaîne de montagnes des Carpates orientales. Il a échappé à un nouvel internement en Hongrie et s’est rendu en France en passant par la Yougoslavie et l’Italie. Une fois en France, il a rejoint les forces polonaises sous les ordres du général Władysław Sikorski, ce qui a marqué le début des forces armées polonaises dans l’ouest. Ces forces ont été repoussées vers la côte et ont été secourues par la Royal Navy du Royaume-Uni. Après son arrivée à Liverpool, J. Lenartowicz s’est inscrit à l’école des officiers. Il a rejoint le corps des chars d’assaut stationné en Écosse. Après deux ans, il a été transféré dans l’armée de l’air. Il s’est entraîné en Angleterre avant d’être affecté en Palestine où il a effectué des missions de reconnaissance. À la fin de 1944, il a été affecté au 315e escadron de chasse polonais chargé de défendre le Royaume-Uni et d’attaquer des cibles en Europe du Nord. La même année, il a rencontré et épousé Irene Arthy. À la fin de la guerre, il était capitaine d’aviation.

Après la guerre, Jerzy Lenartowicz a étudié l’architecture au Northern Polytechnic Institute, et a obtenu un diplôme en 1954 tout en travaillant pour les chemins de fer britanniques en tant qu’architecte. Après, il a décidé de changer de nom dans l’espoir que « Lennox » l’aiderait à avancer plus vite en Angleterre. En 1955, il a suivi un cours d’ingénierie structurelle pour architectes à l’Institute for Civil Engineering. Lui et sa famille ont décidé d’immigrer au Canada en 1956. Ils se sont d’abord installés à Toronto et à Kitchener, en Ontario, avant de déménager à Winnipeg, où il a travaillé pour le Canadien Pacifique en tant qu’architecte en chef pour la région des Prairies et du Pacifique. Pendant cette période, il est devenu membre de l’Institut royal d’architecture du Canada, et a plus tard siégé au comité de rédaction de la revue de l’organisme.

En 1959, il a été recruté par le ministère des Transports à Ottawa en tant qu’architecte de projet, devenant responsable de la planification et de la construction d’aérogares. C’est à ce titre que, de 1959 à 1962, il a géré les projets de construction de l’aérogare 1 à l’Aéroport international de Toronto et de l’aérogare de Dorval de l’Aéroport international de Montréal. De 1962 à 1969, il a occupé le poste de chef de la division des contrats, où il a établi des politiques, des procédures et des techniques pour tous les projets de construction en lien avec les transports. De 1969 à 1972, il a été chef de la section des projets spéciaux et des beaux-arts sous la direction de l’architecte en chef des transports. À ce titre, il était responsable de la décoration intérieure et des œuvres d’art dans tous les aéroports relevant du gouvernement fédéral ainsi que de projets spéciaux, comme l’agrandissement des aérogares à Yellowknife et à Inuvik. Plus tard, en 1972, il a été nommé chef de projet pour le programme du CATA dans les Caraïbes réalisé pour le compte de l’Agence canadienne de développement international. Dans ces fonctions, il a offert ses conseils à des gouvernements concernant la construction ou l’agrandissement d’aéroports en Guyane, à la Barbade, à la Grenade, à Saint-Vincent, en Dominique, à Saint-Kitts, à Nevis, à Montserrat et à Antigua. En 1974, il a été nommé chef de projet pour des projets similaires dans le cadre d’un programme outre-mer. À ce titre, il a contribué à des projets d’aéroports en Turquie, en Birmanie (Myanmar) et au Nicaragua. Peu après, il est redevenu gestionnaire de programme pour les aéroports canadiens, supervisant la planification de l’Aéroport international d’Ottawa et la reconstruction de l’aérogare de Thunder Bay. La dernière série de projets aéroportuaires sur lesquels George Lennox a travaillé pour le ministère des Transports visait des aéroports occidentaux plus petits qui devaient s’adapter à la croissance rapide des industries liées aux ressources, soit ceux à St. John, à Fort McMurray, à Yellowknife et à Fort Nelson.

George Lennox a pris sa retraite du ministère des Transports le 16 juillet 1983. Il a ensuite travaillé comme conseiller occasionnel pour la société de conseil en aviation et en aéroport de son fils, Edward (Ted) Lennox. George Lennox est mort en 2000.

Lepage, Yvan
Personne · 15 juin 1943-22 mai 2008

Lepage, Yvan G. Professeur, chercheur, auteur, critique. Sarsfield (Ontario), 15 juin 1943 – Ottawa (Ontario), 22 mai 2008. Marié à Françoise Lepage (1945 - 2010). Université d'Ottawa, B.A., 1964, licence ès lettres, 1967. Université de Poitiers, doctorat de 3e cycle, 1969. Université de Moncton, Département d'études françaises, professeur adjoint, 1970-1975, agrégé, 1975-1977, directeur, 1973-1976. Université d'Ottawa, Département des lettres françaises, professeur adjoint, 1969-1970, agrégé, 1977-1981, titulaire, 1981-2005, directeur intérimaire, 1981-1982, directeur, 1986-1989; Faculté des arts, secrétaire, 1982-1985, secrétaire et doyen adjoint 1989-2005; retraité, juillet 2005; professeur auxiliaire. Université d'Ottawa, Comité des publications médiévales, 1980-1999; Presses de l'Université d'Ottawa, Comité de direction de la collection «Amérique française», 1994-1999, Comité éditorial de la collection «Œuvres et auteurs», 2002-2008; «Bibliothèque du Nouveau-Monde», comité éditorial, 1996-2006, Corpus d'éditions critiques, directeur, 2006 -2008; Comité consultatif de la Société Rencesval Canada-États-Unis, 1998-2008; Éditions Honoré Champion, Paris, comité de publication de la collection «Moyen Âge - Outils et synthèses», 2002-2008, comité de patronage et de publication de la collection «Traductions des Classiques français du Moyen Âge, 2002-2008; Comité consultatif du Groupe de recherches sur les entrées solennelles (Grands travaux de recherche concertée du CRSH), 2003-2008; Éditions David, Codirecteur de la collection «Voix retrouvées», 2004-2008. Publications d'ouvrages : Guide de l'édition de textes en ancien français, Paris, Champion, «Moyen Âge/Outils et Synthèses», 2001; La Faculté des arts d'hier à demain / The Faculty of Arts : yesterday and tomorrow, en hommage à Marcel Hamelin. Université d'Ottawa. 2001; Germaine Guèvremont: la tentation autobiographique, Ottawa, Presses de l'Université d'Ottawa, «Œuvres et auteurs», 1998. Édition : Croire à l'écriture : études de littérature québécoise en hommage à Jean-Louis Major, sous la direction d'Yvan G. Lepage et Robert Major, Orléans, Éditions David, 2000. Éditions critiques : Les Rédactions en vers du Couronnement de Louis, édition avec une introduction et des notes, Genève-Paris, Droz, «Textes littéraires français», 1978 ; Œuvre lyrique de Richard de Fournival, édition critique, Ottawa, Éditions de l'Université d'Ottawa, 1981 ; Le Survenant de Germaine Guèvremont, édition critique, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, «Bibliothèque du Nouveau Monde», 1989 ; L'Œuvre lyrique de Blondel de Nesle, édition critique, avec introduction, notes et glossaire par Yvan G. Lepage, Paris, Champion, «Nouvelle Bibliothèque du Moyen Âge», 1994 ; Le Roman de Mahomet d'Alexandre du Pont (1258), édition critique précédée d'une étude sur quelques aspects de la légende de Mahomet au Moyen Âge, nouvelle édition, traduction, présentation et notes, Louvain-Paris, Peeters, «Ktèmata/Nouvelle Bibliothèque du Moyen Âge», 1996; Germaine Guèvremont, Marie-Didace, édition critique, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, «Bibliothèque du Nouveau Monde», 1996 ; Menaud maître-draveur de Félix-Antoine Savard, édition critique, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, «Bibliothèque du Nouveau Monde», 2004. Distinctions : Récipiendaire de Mélanges, La passion des lettres. Études de littérature médiévale et québécoise en hommage à Yvan Lepage, sous la direction de Pierre Berthiaume et Christian Vandendorpe, Ottawa, Les éditions David, 2006 (Voix savantes); Candidat de la Faculté des arts pour le Prix d'excellence en recherche de l'Université d'Ottawa, 1999 et 2000; Membre de la Société royale du Canada, Académie des lettres et des sciences humaines, 1997.

Sources : Dossiers administratifs CRCCF; curriculum vitae de Yvan Lepage; article dans l'Express, semaine du 27 mai au 2 juin 2008, [site Web] www.lexpress.to/archives, consulté le 11 mars 2010; Yvan G. Lepage : un universitaire accompli : http://www.lettres.uottawa.ca/InfoLettre/IF1/Lepage.pdf, [page web], consulté le 11 mars 2010.

Letellier, Armand
Personne · 1913-2003

Le Colonel Joseph Oscar Armand Letellier (1913-2003) a servi dans l’armée canadienne pendant la Deuxième Guerre mondiale et a été nommé Directeur de l’Organisation du Quartier général de la défense nationale (QGDN) en 1966. Il reçoit son brevet d’officier dans le Régiment de Hull en 1934 et il obtient un B.A. à l’Université d’Ottawa. En 1939, il passe au service actif et sert au quartier général de la 1ère Armée canadienne dans le Nord-Ouest de l’Europe. De retour au Canada après la guerre, il s’initie à la bureaucratie dans le bureau du secrétaire de la Défense au QGDN. Après avoir servi en Allemagne avec la 27e Brigade d’infanterie en 1952-1953, il revient au QGDN. Puis il part à nouveau vers la République fédérale d’Allemagne à titre de Commandant du 3e bataillon du Royal 22e Régiment. En 1959, il revient à Ottawa et est nommé sous-directeur de l’infanterie. Promu Colonel en 1962, il est affecté au Collège d’état-major de l’Armée canadienne à Kingston où il oeuvre comme commandant adjoint. En 1966, il est nommé Directeur de l’Organisation du QGDN. Le General J.V. Allard fait appel à ses services pour mettre en place un Secrétariat au bilinguisme chargé d’établir la politique de la réforme linguistique au ministère de la Défense nationale. Il occupe ce poste pendant six mois et prend sa retraite en juillet 1968. Après un long séjour à Kingston, le Colonel Letellier et sa famille font un séjour d’un an à l’Université de Grenoble en France. De retour à Ottawa, il est rappelé par le général J.A. Dextraze, devenu chef de l’état-major de la Défense et il exerce différentes fonctions civiles au QGDN de 1971 à 1977. Armand Letellier est décédé le 19 janvier 2003.

LIN
Personne · 1956-1967, 2008-2009
Lindquist, Carol Anne
Personne

Carol Anne Lindquist est née à Tecumseh, en Ontario. Jeune fille, elle s’amusait à jouer les hôtesses de l’air. Elle avait environ 10 ans quand son rêve s’est confirmé, lorsqu’elle est allée à l’aérogare Willow Run, à Detroit, où elle a passé quatre heures à regarder les avions décoller et atterrir et à observer les agentes de bord. Après ce voyage, elle s’est rendue régulièrement à l’aérogare de Windsor, prenant des photographies des hôtesses de la compagnie Trans-Canada Airlines (TCA) et leur demandant des autographes. Elle a également confectionné un album-souvenir de coupures de presse sur la TCA. Les agentes de bord en sont venues à bien connaître Carol Anne, et l’une d’elles, nommée Mary Vasco, a envoyé son nom aux services des affaires publiques de l’entreprise. Or, en 1954 (elle avait 13 ans), la TCA a proposé un vol d’un jour à Toronto à la jeune fille et sa mère, laquelle lui avait cousu un uniforme d’hôtesse de l’air aux couleurs de la TCA que Carol Anne a porté pendant le vol. Après avoir obtenu son diplôme d’études secondaires en 1961, Carol Anne s’est inscrite à l’école de sciences infirmières. Pendant ses études, elle a fait son stage à bord d’un avion de la TCA, aidant les agentes de bord dans leurs tâches et ayant même pris soin d’un passager malade. Elle a obtenu son diplôme d’infirmière en 1964, puis a travaillé un an à Tecumseh. Le 25 juin 1965, Mme Lindquist a réalisé son rêve et est enfin devenue hôtesse de l’air à la TCA. Elle a fait ce travail de 1965 à 1966, mais l’a quitté pour se marier. Elle a été une membre active de l’association Canada Maple Wings après son départ de la TCA, ce qui lui a permis de maintenir ses liens avec Air Canada. Elle habite actuellement à Davidson, au Québec.

Litalien, Michel, 1964-
Personne · 1964-

Michel Litalien est né à Iserlohn, en Allemagne, le 14 novembre 1964. Il est à l’emploi de la Direction - Histoire et patrimoine depuis 1998 où il a successivement dirigé l’équipe des Journaux de guerre, la section des Récompenses et distinctions honorifiques (DHP 4) et, depuis 2003, celle des Musées des Forces canadiennes et collections historiques (DHP 5). Il a obtenu son baccalauréat en histoire à l’Université de Montréal et il détient une maîtrise en histoire de l’Université d’Ottawa. Il sert au sein des Forces canadiennes depuis 1982 et détient présentement le grade de major. Logisticien de formation militaire, il a servi notamment au sein de bataillons des services et d’unités de soutien logistique. Il a un grand intérêt pour l’histoire militaire du service de Santé, des services de soutien et du Canada français en général. Il est l’auteur de cinq ouvrages ainsi que de nombreux articles. Il a également écrit pour le « Dictionnaire biographique du Canada ».

Lizotte, Guy (GL)
Personne · 1953 - 2001

Guy Lizotte, aussi connu comme le poète de Coppell, est né le 12 février 1953. Il aimait se présenter comme le p’tit gars de St-Pie-X puisqu’il était originaire de cette communauté, maintenant amalgamée à Hearst. Passionné de la nature et apprécié de toute la communauté artistique franco-ontarienne, il a contribué à l’effervescence culturelle qui a caractérisé la francophonie nord-ontarienne au cours des années 1970. Son premier recueil de poésie, Cicatrice, est publié en 1977, alors que le deuxième, La Dame Blanche, paraît en 1981. Au cours des années 1980, il travaille bénévolement et sans relâche à la réalisation d’un de ses rêves : la fondation d’une radio à Hearst. CINN, la Radio de l’Épinette noire, radio communautaire de Hearst, entre officiellement en ondes en décembre 1988. Guy Lizotte en est alors le directeur.

Au cours des années 1990, il œuvre comme travailleur social tout en poursuivant des études dans le domaine. L’Université Laurentienne lui décerne son diplôme, un baccalauréat spécialisé en service social, quelques semaines après sa mort, en 2001. En 2002, la maison d’édition Le Nordir, réédite une version définitive des deux recueils, intitulée Reprises, poésie.

McAndrew, Bill, 1934-
Personne · 1934-

Bill McAndrew (1934-) est un ancien combattant, il a été professeur à l'université et historien au Service historique. Il a publié plusieurs livres, tels “Battle Exhaustion: Soldiers and Psychiatrists in the Canadian Army 1939-1945” (avec Terry Copp), “La libération : les Canadiens en Europe” (avec Bill Rawling et Michael Whitby) et "Les Canadiens et la campagne d'Italie, 1943-1945". Les oeuvres du Dr. McAndrew ont aussi été publiées dans plusieurs revues professionnelles et il dirige de façon régulière des visites des champs de bataille en Europe.

Moriceau, Christophe
Collectivité · fl.2015

Christophe Moriceau est un plongeur et un historien qui s’est concentré sur l’histoire maritime. Il a également écrit l’article « U 165 septembre noir sur le Saint-Laurent ». Il vit présentement, en 2015, à Saint-Avertin, France.

Morrison, James A., 1924 -
Personne · 1924-01-02 -

James A. Morrison est né à Toronto le 2 janvier 1924. Il a suivi son cours d’immatriculation d’aéronefs à la Central Technical High School, à Toronto. Lorsqu’il était au secondaire, il s’est d’abord inscrit aux Cadets de l’Armée avant de joindre les rangs des Cadets de l’Air. Dès qu’il a eu l’âge requis, il s’est enrôlé dans l’Aviation royale canadienne (ARC).

Il a passé un mois à la réserve de personnel no 1 à Toronto avant d’aller à la réserve de personnel no 4 à Québec puis à la réserve de personnel no 5 à Lachine. Il a ensuite fréquenté l’école d’entraînement initial no 5 à Belleville, en Ontario, et l’école élémentaire de pilotage no 5 à Pendleton, en Ontario. En janvier 1943, il a reçu une formation à l’école de pilotage de haut niveau no 2 à Uplands, puis a été nommé lieutenant d’aviation en mai. James Morrison a été instructeur de vol dans divers postes avant d’être envoyé, en octobre 1944, à l’escadron no 62 de la Royal Air Force en Birmanie pour soutenir la 14e armée britannique.

Après la Seconde Guerre mondiale, il a été affecté aux escadrons nos 435 et 436 de l’ARC qui transportaient des troupes en Europe. Aux commandes d’appareils Dakota, lui et son unité ont également transporté des prisonniers aux procès de l’affaire Nuremberg. James Morrison est ensuite retourné au Canada, ayant été caporal dans la police militaire en attendant sa formation en commandes de vol . Il a ensuite été affecté en tant qu’instructeur à l’école de pilotage no 1 à Centralia, en Ontario. En 1951, il a été affecté au 400e escadron auxiliaire à Toronto où il a piloté des appareils Vampire, les premiers avions à réaction utilisés dans l’ARC. De 1953 à 1957, il a été affecté au quartier général de la 16e escadre à Mount Hope, en Ontario, où il a occupé le poste d’adjoint du commandant. Puis, de 1957 à 1959, il a été affecté à l’école d’observation aérienne no 2 à Winnipeg où il a été officier d’instruction pour un escadron de Beechcraft CT-128 Expeditor et officier commandant de l’escadrille de Dakota. Il a ensuite été transféré à la 2e unité d’entraînement aux opérations maritimes à Summerside, à l’Île-du-Prince-Édouard. Il a ensuite été affecté au commandement maritime à Greenwood, en Nouvelle-Écosse (404e escadron), où il a piloté des patrouilles maritimes et été pilote examinateur de vol aux instruments, de 1960 à 1965. Il a été nommé officier de service pour le quartier général de l’ARC au centre d’opérations des Forces armées canadiennes à Ottawa. Il a été promu commandant d’aviation (major) et est devenu commandant du centre, ayant eu à donner des instructions lorsque la Loi sur les mesures de guerre a été décrétée en octobre 1970. Il a pris sa retraite de l’ARC en juillet 1971.

Pendant sa retraite, James Morrison a travaillé comme courtier immobilier et dans le domaine de la sécurité. En 1995, il s’est lancé dans la photographie d’avions à l’Aéroport international d’Ottawa. Il a obtenu un accès côté piste lorsqu’il travaillait comme photographe pour l’entreprise Karevan Air Services, et a rapidement été autorisé à circuler dans toutes les rampes d’accès de l’aéroport. Il a ainsi pu photographier de nombreux visiteurs importants – et leurs avions – venus à Ottawa. James Morrison est un des membres fondateurs de l’organisme Ottawa Airport Watch qui patrouille dans les aires publiques de l’aéroport. Il est devenu spécialiste en patrouilles nocturnes sur la route entourant l’aéroport et dans les aires de stationnement, et sa femme Betty l’accompagnait généralement lors de ses rondes. Des groupes semblables de surveillants bénévoles d’aéroports ont depuis vu le jour dans d’autres villes. James Morrison a cessé de faire des patrouilles en janvier 2014, ayant effectué ses dernières rondes le jour de son 90e anniversaire.

Nelms, G. L., 1930-2020
Personne · 1930 - 2020-03-29

George LeRoy Nelms (1930-2020) était ingénieur électricien, physicien, scientifique de la défense et administrateur scientifique.

Il est né en 1930 à Grand Prairie, en Alberta, et a grandi dans la vallée de la rivière de la Paix, en Colombie-Britannique. Il a fait son baccalauréat en génie électrique (1954) et sa maîtrise en électronique (1955) à l’Université de la Colombie-Britannique. Après avoir passé plusieurs étés à Ottawa pour effectuer des recherches sur les micro-ondes, il est devenu chercheur en physique ionosphérique au Centre de recherches sur les télécommunications de la défense, à Ottawa.

De 1957 à 1962, G.L. Nelms a pris un congé sabbatique pour faire un doctorat en physique de la haute atmosphère à l’Université de Cambridge. À son retour au centre de recherches, il a intégré l’équipe qui analyse les données des satellites de recherche canadiens Alouette I (lancé en 1962), Alouette II (lancé en 1965) et Isis I (1969). Il a également participé aux travaux sur les satellites de télécommunications canadiens Telsat (1969) et Isis II (1971), et a été directeur adjoint du programme de satellite Hermes (1976).

En 1973, il est devenu directeur de la division de l’électronique au service de la défense du Centre de recherches pour la défense Ottawa (CRDO). Il en est devenu le chef adjoint en 1980. En 1983, il a été muté au Quartier général de la Défense nationale pour devenir chef adjoint, recherche et développement. Dans ce poste, il a supervisé les programmes de recherche scientifique du ministère de la Défense nationale. Il a travaillé sur des projets de satellites et de radars spatiaux. Il a participé à la sélection des astronautes pour le programme spatial canadien, a offert des conseils sur les programmes de recherche spatiale d’universités canadiennes, et a représenté le Canada au sein d’organismes internationaux scientifiques et de recherche.

G.L. Nelms est redevenu chef du Centre de recherches pour la défense Ottawa en 1986, et a pris sa retraite en 1990 pour devenir conseiller à l’institut de physique spatiale et terrestre de l’Université York. Il s’est également intéressé à l’histoire de la recherche en matière de défense au Canada. Il a été membre du comité de rédaction qui a produit le livre No Day Long Enough: Canadian Science in World War II (1997). Il a en outre été conseiller pour le téléfilm Space Pioneers of Canada (1981-1988) et le film Calculated Risks: Canadian Science at War 1939-45 (1995-1996). Il a aussi participé à la désignation du lancement d’Alouette I en tant qu’événement historique par l’Institute of Electrical and Electronic Engineers (1993) et la Commission des lieux et monuments historiques du Canada (2010).

George LeRoy Nelms est décédé à Ottawa le 29 mars 2020.